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Coeur sans étui
Ma fougue est épuisée d'avance
Je suis un soleil engourdi
Où ai-je donc laissé traîner
Mon coeur nu qui n'a pas d'étui
Sans cesse à l'étroit dans ma peau
Je reste coi dans la froideur
De l'impression que mon radeau
En rond tourne autour de ma peur
Merci fidèle lampe blanche
Veillant sur mon obscurité
Me servant d'épaule et de hanche
En cette nuit paralysée
Quelqu'un m'envoie une mauvaise onde
Quelqu'un qui fait de la magie
C'est sûrement la faute du monde
Si je ne veux quitter mon lit
Je préfère me cacher des regards
Éviter d'entrer dans la danse
Le tracé de ma ligne noire
N'est que le fruit de ma démence
Mais la confusion s'évanouit
Le courage me dit
Où as-tu donc laissé traîner
Ton coeur nu qui n'a pas d'étui
Ma fougue à nouveau retrouvée
Je suis un soleil assagi
Où avais-je donc laissé traîner
mon coeur nu qui n'a pas d'étui
Où avais-je donc laissé traîner mon coeur
Habla
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Tu fermes les yeux et tu retiens ta langue
Sur le bout de laquelle justice tangue
Aussi courageux qu'une statue de cire
On dirait que tu t'exclames sans rien dire
Habla con tu corazòn
n'oublie pas que tu as des racines
No mas asimilaciòn
t'as les pieds dans la même bottine
Langue confondue devenue insensible
On dirait que ton discours n'a plus de cible
Lorsque vient le temps d'hurler alerte rouge
T'avales ta salive rien ne bouge
Habla con tu corazòn
n'oublie pas que tu as des racines
No mas asimilaciòn
t'as les pieds dans la même bottine
Habla con tu corazòn
n'oublie pas que tu as des racines
No mas asimilaciòn
du silence germe la vermine
Motus et bouche cousue comme une langue morte
Est-ce que la soumission te réconforte?
Sans mots tu t'enlises on te dévalise
C'est le monde entier qui cicatrise
Tu donnes ta langue au chat pour peu tu t'y résignes
C'est ce même chat qui te grafigne
Au lieu de crier fort ok on fait le ménage
Tu fais semblant de rien malgré ta rage
Habla con tu corazòn
n'oublie pas que tu as des racines
No mas asimilaciòn
t'as les pieds dans la même bottine
Habla con tu corazòn
n'oublie pas que tu as des racines
No mas asimilaciòn
du silence germe la vermine
Loulou
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Éperdument je savourais ma belle
Avec la langue en dessous des aisselles
Je tremblais de désir naïvement sans m'arrêter
Et puis soudain j'ai senti la chenille
Entre mes os ligoter la jonquille
Je me suis endormi dans une toile d'araignée
Alors surtout Loulou ne t'en fais pas
Je n'irai plus m'enrouler dans tes draps
La marée d'un amour morose d'avance a jeté son écume au fond de moi
Alors surtout Loulou ne t'en fais pas
Je ne veux plus t'enlacer dans mes bras
La folie de ton âme a refoulé ma peine et m'a fait oublier le fond de toi
Son coeur givré l'enivrait de sommeil
De tramontane entre les deux oreilles
Imbécile en furie un courant d'air je cajolais
Loulou sans jupe était un beau menu
Et moi l'idiot j'étais souvent dessus
Au moment de gémir elle disait que j'étais laid
Alors surtout Loulou ne t'en fais pas
Je n'irai plus m'enrouler dans tes draps
La marée d'un amour morose d'avance a jeté son écume au fond de moi
Alors surtout Loulou ne t'en fais pas
Je ne veux plus t'enlacer dans mes bras
La folie de ton âme a refoulé ma peine et m'a fait oublier le fond de toi
Levant le voile en deçà des caresses
Tirant du nez les vers de ma déesse
Sidéré de savoir que je nageais loin de sa vie
Déculotté j'ai changé de violon
Abandonné j'ai bouché mon canon
L'oiseau lève la tête il envisage un nouveau nid
Alors surtout Loulou ne t'en fais pas
Je n'irai plus m'enrouler dans tes draps
La marée d'un amour morose d'avance a jeté son écume au fond de moi
Alors surtout Loulou ne t'en fais pas
Je ne veux plus t'enlacer dans mes bras
La folie de ton âme a refoulé ma peine et m'a fait oublier le fond de toi
Alors surtout Loulou ne t'en fais pas
Je n'irai plus me moucher dans tes draps
La marée d'un amour morose d'avance a jeté son écume au fond de moi
Alors surtout Loulou ne t'en fais pas
Je ne serai plus auprès de toi
Histoire de chenille
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Au fil de mes rêves je me suspends
Le corps aussi léger que le vent
Ravi je quitte enfin le sol
Mais à vrai dire je n'ai même pas d'ailes
Je dois ramper sous chaque ficelle
Rêver devient une béquille
Faut pas croire que c'est une vie facile
De toujours être obligé de languir
Laissez-moi rêver dans mon cocon
Je veux devenir un papillon
Frottant l'écorce d'une tranche de vie
Plongé dans une étrange folie
Je me saoule et roule sur moi-même
Autour me guettent les épaves d'angoisses
Caché de tout ce qui mène à l'impasse
Je n'ouvre pas à personne
Faut pas croire que c'est une vie facile
De toujours être obligé de s'ouvrir
Laissez-moi me saouler dans mon cocon
Je veux devenir un papillon
Je crains d'abandonner ma peau de chenille
De m'effondrer dans un jeu de quilles
De me salir jusqu'à l'os
Je me dégonfle sur la piste d'envol
Je dégénère au fond de ma fiole
Je dévisage ma phobie
Faut pas croire que c'est une vie facile
De toujours être obligé de craindre
Laissez-moi gonfler dans mon cocon
Je veux devenir un papillon
J'entends le vent...
Alors émigre doucement la migraine
Alors je sens couler la paix dans mes veines
Je me dis que je vais revivre
Enfin la solitude à fait son boulot
Enfin je vais venir au monde à nouveau
Un brin de brise va suffire
Faut pas croire que c'est une vie facile
De toujours être obligé de naître
Laissez-moi sortir de mon cocon
Je veux devenir un papillon
Je veux devenir un papillon
Je veux devenir un papillon
Je vais devenir
Quand je pense à toi
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Salissant le plancher y'a les grosses bottines
qui répandent leur crasse au delà de la Chine
y'a les rois du burger y'a les enfants qui meurent
j'ai la tête qui tourne j'ai des hauts le coeur
on me parle de fric et de négociations
et au diable l'Afrique y faut faire des millions
faut se méfier de la pluie faut se méfier des vendeurs
faut se méfier de la tête qui vise le coeur
mais quand je pense à toi ça n'a plus d'importance
j'allège ma conscience
On m'avise que mes gènes valent ceux du cochon
et que les indigènes sont en disparition
pas besoin de recette pour fabriquer mon beurre
j'en ai plein dans la tête ça caille dans mon coeur
se fait vendre aux enchères une fille du Népal
contamine la terre l'ennemi du rural
les uns mangent du boudin les autres crèvent de peur
ça me monte à la tête j'ai la rage au coeur
mais quand je pense à toi ça n'a plus d'importance
j'allège ma conscience
Ma belle Maryse j'ai envie de te faire la cour
je vois pas d'autre alternative que l'amour
je sens le monde qui chavire dans un instant
profitons-en Maryse en attendant
Respirer de l'azote c'est vraiment le summum
ou alors c'est bouffer le rat qui vit dans ma pomme
c'est un singe bandé devant son ordinateur
infections dans la tête et maladies du coeur
y'a les champions du golfe qui ne partagent rien
y'a la grande entreprise et les israéliens
y'a Bouddha et Allah et même les bonnes sours
ils ont perdu la tête et les enfants le coeur
mais quand je pense à toi ça n'a plus d'importance
j'allège ma conscience
Ma belle Maryse j'ai envie de te faire la cour
je vois pas d'autre alternative que l'amour
je sens le monde qui chavire dans un instant
profitons-en Maryse en attendant
La souris danse
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Perdue dans les images
Ma génération cherche son amour dans un marécage
Je penche sur ta bouche d'ange
Malgré les tabous je touche tes genoux le vice me démange
Je cambre quand tu me dévoiles
Si facilement la zone maquillée derrière les étoiles
Quand je chat
C'est un rêve une illusion
Quand je chat
La souris danse, danse, danse
Quand je chat
Dans mon écran j'ai des visions
Quand je chat
La souris danse
Tu communiques dans ma langue
Je hisse mon drapeau devant ta cheminée je croque dans la mangue
J'avance jusque dans tes hanches
Le zèle du désir étouffe ma sagesse dans une avalanche
Quand je chat
Je vais te voir à la dérive
En déshabillé tu joues la femme fatale et moi je salive
Je fais l'amour dans un programme
À trois heures du matin je couche avec les pixels de ton hologramme
je bave sur mon joystick
on se dit je t'aime symbiose simulée totale statique
soudain une panne de jouvence
la ligne est coupée mais au lieu d'aller me coucher je me rebranche
Quand je chat
King Kong
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Je pense à mon bedon
le reste j'écrase
vive l'abandon
des valeurs de base
vive les bûcherons
vive les masques à gaz
je largue mes bombons
je suis en extase
bête et dangereux
je suis King Kong
un singe n'a pas de morale
un sandwich au thon
pour le capitaine
des coups de bâton
pour Marie-Madeleine
vive les lardons
qui financent la haine
les roman savons
le sang dans l'arène
brute et sans pitié
je suis King Kong
un singe n'a pas de morale
tous les vicieux les mafieux
les malicieux noms de Dieu
emboîtent le pas au géant
qui leur montre les dents
Je pense à ma rançon
je double la mise
vive les millions
de morts sans chemises
vive les gloutons
qui cannibalisent
jusqu'à l'infection
l'horreur ça m'attise
bête et dangereux
je suis King Kong
un singe n'a pas de morale
vive mon poison
les vapeurs de mon rhume
quand c'est la saison
j'en fais de bons légumes
vive le goudron
dans une mer-bitume
vive ma raison
perdue dans la brume
brute et sans pitié
je suis King Kong
un singe n'a pas de morale
tous les vicieux les mafieux
les malicieux noms de Dieu
emboîtent le pas au géant
qui leur montre les dents
Le paillasson
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J'aime pas le poisson
Ça s'énerve sans raison
Pour un peu d'affection
Ça sali mon paillasson
Une femme à frissons
Un moteur à explosion
Pour un peu d'affection
A sali mon paillasson
Après une mission
De décontamination
J'évitais le poisson
Le moteur de mes frissons
J'me disais bien qu'au fond
J'aimais mieux les petits oignons
J'évitais le poisson
Le moteur de mes frissons
Puis dans un tourbillon
Qui détourne l'attention
La sirène à frissons
Dansait sur mon paillasson
Je brûlais d'abandon
De sauter sur l'occasion
La sirène à frissons
Dansait sur mon paillasson
Un amour de passion
Sillonnait à l'horizon
La sirène sans jupon
Et moi sans mon pantalon
Je sentais des bourgeons
Qui bougeaient dans mon bedon
La sirène sans jupon
Et moi sans mon pantalon
J'ai pas vu une seule étoile s'aligner dans le bon sens
Elle a marché sur ma vie et ma conscience
En deçà de l'attirance j'avais besoin de délivrance
Ça m'a pris du temps
Des dizaines de cheveux blancs
Mais alors Cupidon
Avait marre de sa mission
La sirène à frissons
Avait d'autres horizons
Elle a pris son jupon
M'a quitté sur les talons
La sirène à frissons
Avait d'autres horizons
Maintenant plus question
D'être un appât à poissons
J'ai coupé l'hameçon
Qui me tient le paillasson
Je n'ai plus de passion
Pas même un petit frisson
J'ai coupé l'hameçon
Qui me tient le paillasson
J'ai pas vu une seule étoile s'aligner dans le bon sens
Elle a marché sur ma vie et ma conscience
En deçà de l'attirance j'avais besoin de délivrance
Ça m'a pris du temps
Des dizaines de cheveux blancs
Les mots
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Les mots qu'on dit pour se donner de l'importance
Les mots charmeurs mais qui en fait brisent le charme
Les mots si denses qu'on s'y égare dans tous les sens
Les mots ne peuvent expliquer l'amour que j'ai
Les mots futiles décorés de truffes blanches
Les mots magiques mâchouillés tout de travers
Les mots frimés qui font semblant de s'affirmer
Les mots ne peuvent expliquer l'amour que j'ai
Les mots secrets que l'on déclame et qu'on regrette
Les mots rebelles qui deviennent nos chiens fidèles
Les mots gratuits qu'on jette au mur en graffitis
Les mots ne peuvent expliquer l'amour que j'ai
Les mots fumants qui étincellent sans faire de braise
Les mots sans goût que l'on savoure avec la tête
Les mots fragiles qui ne tiennent qu'à un fil
Les mots ne peuvent expliquer l'amour que j'ai
Travailler
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À tout moment j'évite de regarder le vide
la vie rattrape vite le travailleur avide
j'ai la peau toute blanche de moins en moins je pense
aux choses qui déclenchent le fou en moi qui danse
parce que je travaille
j'oublie de m'arrêter
j'oublie de respirer
de ressentir
parce que je travaille
j'oublie de m'arrêter
j'oublie de respirer
de réfléchir
je vois des gens qui fêtent des gens qui se souviennent
qu'ils sont devenus bêtes semaine après semaine
et moi ducon je glisse dans l'illusion d'optique
mes rêves se tarissent la cervelle me pique
parce que je travaille...
s'il faut payer sa dette aux doyens de la terre
frotter de sa lavette le cul de Dieu le père
pourrais-je si possible ne pas perdre racine
moi qui étais sensible je deviens mur de Chine
parce que je travaille...
travailler dans un profond sommeil
pour pas manquer d'oseille
devenir imbécile
sans recharger la pile
s'éloigner de sa bulle
sans prendre de recul
mordre dans la poussière
sans jamais y voir clair
Sans raison
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sans raison
quand je te vois je te veux
dans mon ciel se fige une étoile de mage
sans raison
je deviens nerveux
ça me donne un vertige de deux cents étages
sans raison
quand je te vois je m'avance
pour que tu me vois me casser la fiole
sans raison
tout devient romance
et je chante ma chance comme un rossignol
je chantais des airs de mouton sans moutonne
je n'avais connu que des amours monotones
comme un refrain qui semblait révolu
c'est ce jour là que tu es revenu
sans raison
quand je te vois je te viole
violemment des yeux ta splendeur m'enivre
sans raison
excité je raffole
de jouer ton jeu en souhaitant le vivre
sans raison
quand je te vois sourire
je sens fondre en moi toute une banquise
cent raisons
pour oser te dire
que ta foudre douce me pulvérise
je chantais des airs de mouton sans moutonne
je n'avais connu que des amours monotones
comme un refrain qui semblait révolu
c'est ce jour là que tu es revenu me voir
Faut dégriser
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Faut dégriser c'est la fin c'est fini
On ne boira plus le même whisky
Faudrait que souffle un vent de poudrerie
Sur tes empreintes le long de ma vie
On s'envahit pour un peu de chaleur
Mais dans la vie on se mine le coeur
Mieux vaut partir arrêter le moteur
C'est maintenant le temps y'a pas d'erreur
Faut dégriser c'est fini c'est la fin
On se démène et ça ne mène à rien
C'est un velours qui se change en venin
On a tous les deux le coeur sur la main
On est stupide on s'excite on s'enfuit
On est maso de séduire la folie
Moi ça m'embrouille à présent ça suffit
Je me débrouillerai seul dans mon lit
Faut dégriser c'est fini c'est la fin
Les entre-deux ça étire le chagrin
Puisqu'on a trop abusé du destin
Vers mon oubli tu dois prendre le train
Adieu mon rêve cette nuit je déraille
J'ai dénoué le noud sous mon chandail
À un tricot qui n'était pas de taille
J'ai décidé de défaire la maille
Faut dégriser c'est la fin c'est fini
On ne boira plus le même whisky
Voilà que souffle un vent de poudrerie
Sur tes empreintes le long de ma vie
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